Prenons l'exemple d'une personne ayant une paralysie des membres inférieurs. Celle-ci sera effectivement handicapée si on lui fait courir un 100 mètres ou si on lui demande une certaine déambulation. En revanche, cette même personne peut très bien avoir une parfaite maîtrise de la littérature, des mathématiques, de la philosophie ou de l'art... et dans ces domaines là, elle ne sera pas handicapée.
Donc on appellera handicapé cet individu parce qu'il a une paralysie des membres inférieurs alors que dans d'autres domaines il n'est pas du tout handicapé. On voit bien que le mot handicap prend alors une notion péjorative.
En fin de compte, on peut dire que nous sommes tous des handicapés : un vieille homme par rapport à un jeune garçon pourra être handicapé dans le domaine du sport ou autre, mais ce même jeune homme pourra être handicapé dans le domaine de la connaissance ou autre.
Finalement, si l'on analyse bien les choses, le handicap n'existe que face à l'autre et à la situation dans laquelle on est placé vis-à-vis d'autrui.
Effectivement, le handicap ne trouve souvent toute son ampleur que dans le regard de l'Autre.
RépondreSupprimerTellement bien dit Chrystelle !!!
RépondreSupprimerJe suis très touché par ton texte isabelle. J'aime beaucoup te lire !
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